Mars 2025. Amanjena.
Je n’y suis pas allé pour une chambre. J’y suis allé voir celle qui reçoit les gens. Un café. On a parlé de philosophie plus que de suites.
La fiche dit « paradis paisible ». Hors médina, vingt minutes de l’aéroport, palmiers, oliviers, golf Amelkis, pavillons autour d’un bassin. Tout le monde peut lire ça.


Moi, j’ai vu autre chose. Ils mettent un point d’honneur à l’expérience. Pas le discours. L’accueil. Un réel amour des personnes. Les restaurants sont magnifiques. Tout est pensé. C’est pile notre métier, depuis Genève : on ne vend pas un décor. On décide si un lieu mérite d’entrer dans un voyage.
Nous le prescrivons à ceux qui veulent Marrakech en retrait. La sérénité avant le spectacle. Si le voyage demande le souk jusqu’à pas d’heure, un riad dans la médina, le désert comme seul décor — on écarte. On n’habille pas quelqu’un avec une maison qui n’est pas la sienne.

Amanjena n’est pas un catalogue. C’est une décision.
Raphaël Genecand
ADN Voyage, Genève
Mars 2025
